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FFC2 : quiquequoi ?

dimanche 6 septembre 2009, par Lazare Bruyant, Le Fric-Frac Club


De retour après deux mois de fausses vacances et au sortir de pénibles affaires d’architecture et de déménagement conséquent, le FFC a le plaisir de se présenter à vous accoutré de nouveaux habits - avec un *.com, s’il vous plaît, par vrai complexe de professionnalisme et faux souci de professionnalisme. Parce qu’après une grosse année à tâtonner dans le clair-obscur d’une petite entreprise hâtivement bricolée dans l’amour et l’enthousiasme, nous nous sommes rendus compte que quelques-unes des ramifications de la camionnette étaient encore trop branlantes pour tenir dans la tempête de nos (vos) méchantes exigences. Après une halte dans un Tunnel (en l’occurrence, un repas corse près de la périphérie parisienne et un gros pavé de discussions par claviers interposés), nous revenons. Remerciez l’équipe de graphistes gracieusement payés par la revente de SP, et profitez enfin décemment de nos archives qui reprennent, en plus du contenu de notre page blogspot, une sélection, élaborée par un jury de première bourre, des meilleures notes de (feu ou pas feu, nous sommes encore une démocratie) nos blogs respectifs. Nous n’avons pas pu (ou pas souhaité) transférer les commentaires, et vous nous en voyez tout à fait désolés. Notre espoir, nourri par quelques envies de voir la cause littéraire sur internet un poil moins limitée par l’architecture en Tetris chronologique des blogs, est de faire mieux, et si possible plus. Si vous voulez nous y aider, la porte est grande ouverte. Soumettez vos idées ou vos papiers, le chef Lazare décidera de vous publier (ou pas, mais surement que oui). Il y aura du changement, mais pas seulement. D’ailleurs, à la suite, Mr Lz. nous propose un autre chapitre de ses pensées montagnardes. Pour passer le temps, jusqu’à la véritable mise en route. Le FFC n’aime pas les promesses, c’est pourquoi il ne fait que suggérer (off the record) qu’il vous donnera ses pensées éclairées (forcément éclairées) sur William Vollmann, Alan Pauls, Jim Thompson, Lydia Millet, HP Lovecraft, Piglia, Vélut... C’est tout ce qui nous intéresse. C’est un début, mais ne soyez pas indulgent. Nous nous efforcerons de rester de votre côté.
 
 
 
 
 
 
 

MoFo ! Paraît que c’est la rentrée ou comment le FFC2 va révolutionner votre approche de la littérature

 

Tout d’abord : Sister Ray à fond les ballons (c’est pour la motivation à la frappe, le rythme erratique de quelques touches qui serviront cette année encore à communiquer mon désir irrationnel de partage) + quelques IL FUMO UCIDE en provenance de ma tabatière préférée + temps mitigé sur fond nuageux en provenance d’Italie &, derrière, la vallée qui me scrute de tous ses sapins pendant que je pense que...

… Hum, oui oui, vivre dans une station de ski, même huppée, n’était pas un problème pour un litt-magazinero comme moi. Au début en tout cas. Je me disais que c’était plutôt rafraîchissant, que Hunter S. Thompson lui-même a vécu à Aspen (tout en ne voulant pas me souvenir qu’il s’y ait aussi fait sauter le caisson) & que ça ne l’avait pas empêché de dissocier son mantra à Las Vegas tout en envoyant des lettres d’insultes aux comptables de Rolling Stone. Certes, Turin n’est pas Las Vegas & le Fric-Frac Club ne paie pas ses petits soldats comme ils le mériteraient & alors ? Je dois dorénavant payer rubis sur ongle tous les livres que je lis (ici : indépendance critique absolue)... & alors ? Je suis au courant des nouveautés par les copains parisiens du Club & suis obligé d’attendre leur sortie officielle, comme n’importe quel pékin, pour lire & faire ma chronique. & alors ? & A-lors ??? Si je devais m’arrêter à ça je vendrais déjà des marmottes en peluche dans les rues du vieux Briançon. Non. La situation, pour frustrante qu’elle soit, me permet simplement de faire des choix (peut être) plus réfléchis ou de me poser des questions du genre : vais je faire ma version CE LIVRE EST PROPREMENT SCANDALEUX de Cadence de Stéphane Vélut ? Est-ce que ce crétin de Jean Dézert est un Monsieur Teste en gros nul ? (là : une étude comparée des deux œuvres avec un portrait en filigrane de Jean de Mirmont qui devait être un sacré turlupin). Dois je vraiment culpabiliser de ne PAS VOULOIR lire le dernier Pynchon ? Ma réponse à toutes ces questions est un « peut être » évasif qui risque fort d’être contredit dans quelques temps. La littérature, comme la montagne d’ailleurs, est une chose sauvage qui peut reprendre tout ce qu’elle a donné à n’importe quel moment. C’est comme ça.

Les gens d’ici aiment à me voir marcher de traviole avec mes chemises à rayures & mes livres de poches qui tombent sans arrêt dans mon dos. Ça les rassure. Ils savent très bien qu’à partir d’une certaine quantité d’épuisement moral je commence à pester contre les syndicalistes français qui, voilà bien un chose positivement étrange, ont toujours l’accent marseillais & qu’en suite je m’en prends à Jean d’Ormesson & à ses cravates grumeleuses sans toute fois oublier l’essentiel : encore un académicien qui écrit comme un branque. Puis viennent les lamentations concernant Beigbeder qui s’auto-interviewe dans le GQ de cet été & écrit un roman fraaaançais avec cocaïne sur le capot & qui finira certainement académicien lui aussi après avoir taillé des pipes à tous ces hommes politiques de droite ringards & tout ce que la littérature actuelle a de plus moche, de plus détestable, de plus abjecte, de plus omniprésent. Il n’est pas rare qu’à ce stade des mes diatribes, qui sont pourtant enflammées & inoubliables, un peu comme les discours de Jaurès à l’Assemblée, la plupart de mes interlocuteurs m’aient déjà tourné le dos pour discuter des dernières doudounes en GoreTex qui seront disponibles en avant première au Twinner de Briançon & dans quelques « ski shops » de la vallée. Il n’est pas rare qu’à ce stade j’aille rendre visite à Nicolas.

Nicolas est un être humain d’assez petite taille, les mollets comme ceux d’un coq qui n’a jamais eu de gros pépins physique, l’œil furibard, même quand il est content & un goût vestimentaire que je qualifierais de pragmatique. Nicolas a le privilège de mes visites régulières vu que c’est le seul libraire compétent de la vallée (voire le seul libraire tout court) & qu’il a une descente digne d’une personne au bord du suicide. Tout au long de nos conversations j’essaie surtout de le convaincre de s’enfuir d’ici. Lui me regarde avec ses yeux grand ouverts, un peu comme si je venais de dire la plus grosse connerie qu’il ait entendu depuis que le journaliste d’un magazine littéraire (dont nous tairons le nom) ait dit que Guillaume Sardou écrivait aussi bien que son père chantait. Tout le monde appréciera le choix de l’imparfait en ces circonstances. Après avoir dit un gros mot en patois du coin qu’il a apprit dans le Dictionnaire du Parler Montagnard, il s’assoie sur un carton de la Sodis d’où je vois poindre quelques exemplaires de ce satané hérisson qui n’en finira donc jamais, sort un carnet & un stylo & attend. Car des deux, ce n’est pas lui qui me conseille mais bien moi, l’esprit libre. Conseils invariablement accueillis par de petits haussements d’épaule nerveux suivis de grognements d’où je devine une graaaande frustration, du genre : « Hein ? Deux... secondes... attends, attends. Tu dis Vol Mal ? Quiquequoi ? Vollmann ??? Putain, jamais entendu parlé. Il est connu ? Ça m’étonne. Le gars de chez Actes Sud m’a rien dit... Quoi ? Il est édité ailleurs... aussi ! T’es sûr que c’est pas encore un de ces types qui baisent en faisant le poirier & qui collectionnent les canettes de bière ? Alors tu dis que c’est bien. Pfff... combien j’en prends à ton avis ? ». L’année dernière je lui ai fait commander six exemplaires de Contre Jour (il n’arrête pas de répéter que Pynchon c’est comme Lynch : on comprend rien mais c’est zouper !) qui ont fait un aller-retour express entre les Alpes & les étagères de Volumen sans que personne n’y ait trouvé à redire. Pareil pour le Monson (chroniqué ici même par mes soins) que je lui avais présenté comme un probable best-seller en ces terres enneigées, rudes & qui ont leur part de phénomènes paranormaux. La seule personne ayant acheté un exemplaire d’Autres Electricités l’a ramené deux jours après en disant qui c’était mal imprimé & que ces histoires de moto neiges qui coulent c’était des conneries, que lui avait un neveu qui avait boosté le sien avec un moteur de Polaris & avait remonté la Guisane partiellement glacée jusqu’à Monêtier où il s’était arrêté boire une Tourmente avant de faire chemin inverse & que d’après lui c’était bien agréable parce qu’on avait pas encore trouvé le moyen de construire des rond point sur la rivière & que les américains ils commençaient sérieusement à le gonfler à se prendre pour les plus forts du monde. Les gars du coin sont un peu bourrus mais toujours serviables. Le climat sans doute.

MaisBREF ! Je suis allé le voir il y a quelques jours pour m’enquérir de quelques nouveautés à lire &, tant qu’à faire, à décortiquer pour le Club. Mais rien de rien. Pas encore. C’était l’occasion de se remettre en cause. Comprenez moi bien : chroniquer des bouquins, parler de romans, de leurs auteurs, de littérature, on peut bien se demander à quoi bon ? Pourquoi s’enquiquiner à *critiquer* un livre, à en proposer une deuxième lecture alors qu’au moment où vous lirez ces mots la Grande Armée du marketing littéraire nous aura déjà envoyé un paquet d’autres immondices à acheter ? Qu’est ce que mes collègues & moi même pourrions bien vous apprendre de plus que vous & vous seuls pourriez découvrir avec vos petits yeux ? UN TAS DE TRUC SENSAS pardi ! Qui va se taper un nombre ahurissant d’histoires d’amourettes nombrislistes pour vous éviter de faire la même bêtise, hein ? Qui va se décarcasser à chercher là où personne ne pense jamais à aller pour sortir de la fange une petite perle, encore pâle, mais qui fera le bonheur des happy few & de vos discussions lettrées avec vos amis incultes ? Qui sera là, pour vous prendre la main, vous faire marcher sans peur parmi les 600 & quelques nouveautés de cette fin d’année ? Nous. Nous bien sûr. Laissez Nicolas se débattre avec ses névroses de libraire enclavé, encerclé de féculents bovins, de cette bande de ploucs skieurs dégénérés. Le FFC travaille pour vous & ça n’est pas rien lorsque je vois les ravages qu’une poignée de maisons d’éditions bien assises & trois pseudo « critiques » littéro-people-fadasses ont réussi à faire. La place culturelle & glamour de l’écrivain dans l’inconscient français est telle, son aura est si absurde & injustifiée la plupart du temps, que le lecteur n’aurait plus la moindre capacité de discernement lorsqu’il s’agit de choisir &/ou de juger un livre. Ah, mais je vous entends d’ici. Vous êtes en train de vous dire que je suis parti dans une espèce de délire d’égo avec un arrière goût de jalousie scribouillarde, que voilà le sempiternel refrain : épatons la bourgeoisie & montrons leurs nos burnes pour voir un peu si le cadavre bouge encore... ça serait vraiment sous estimer ce que peut bien représenter la littérature pour mes collègues & moi même.

Critiquer un livre pourquoi faire alors ? Je vais vous dire une bonne chose... non, deux ou trois en fait. Ça n’est pas pour les mails des services commerciaux d’Anne Carrière ou XO nous proposant des SP assez louches. Ni les cocktails germanopratins des éditeurs en manque de langues pour lustrer leurs bottes & calmer leurs distributeurs & on va arrêter tout de suite avec ce mythe du critique littéraire qui va au « plus profond de l’œuvre »... Pfff. Bien sûr qu’une bonne chronique doit chercher ABSOLUEMENT à trouver la « vérité » d’un livre, essayer d’en extirper les filaments secrets & primordiaux, glisser dans les rainiures, se prendre les pieds dans le tapis, proposer un truc qui se place ou plutôt qui essaie de se placer au même niveau que ce dont elle parle. C’est extrêmement facile avec certains, ça devient un peu plus délicat dès qu’on aborde la première division. Mais sincèrement, & là je parlerai pour moi & certainement pas au nom du FFC dans son ensemble, la principale raison pour laquelle j’écris sur les livres, outre partager l’amour entier & total de la littérature avec les masses pensantes, c’est en vue de susciter quelques réactions. En chaîne si possible. Les déclarations éminemment positives, les hagioglapissements de fans, les « Whaou ! Quel papier génial ! Vraiment, ça m’a donné envie d’acheter ce bouquin... Eh ! ma tirelire ne va pas aimer mais... tant piiiiis !!! » me plaise beaucoup parce que a) tout comme mes camarades je ne suis pas payé, b) le frisson de la célébrité brève & répétitive est une incommensurable consolation au quotidien. Voui. Mais le truc vraiment excitant ce sont les réactions énervées, contradictoires, incendiaires & argumentées. Quoi de plus intéressant que quelqu’un qui crache sur vos idoles tout en expliquant pourquoi ? C’est une des choses les plus stimulantes que je connaisse, c’est culturellement & intellectuellement vivifiant & ça remet toutes vos foutues certitudes en perspective. C’est malheureusement assez rare. Un texte de François Monti, qui avait, pourtant, connu une belle résonance, parlait de ce vide dans la blogosphère francophone, de ce manque frustrant de réactivité par rapport aux papiers écrits. Le FFC s’est lentement construit autour d’un intérêt commun pour la chose écrite, d’une certaine vision de la littérature, mais surtout, autour d’une même passion de la discussion & de l’échange. Vous ne le savez peut être pas mais nous disposons d’un espace lounge, chic & choc, avec sièges club d’époque & cocktails à gogo où nous passons notre temps à nous étriper sur les qualités de tel ou tel roman. C’est un trésor sans nom bien sûr. C’est aussi, je le pense profondément, le nœud dur de notre entreprise. Lire un livre pour l’oublier quelques secondes après en avoir tourné la dernière page ne présente pas grand intérêt. Ni pour vous, ni pour nous. Ceci dit, il semblerait que la chose la plus intéressante qui puisse nous arriver serait que vous soyez en désaccord total avec ce qui se racontera dans ces pages & là, là ça deviendrait vraiment intéressant. Va falloir préparer vos stylos & vos carnets de notes parce que ça va guerroyer dur. Réagissez. Venez nous insulter. N’hésitez pas à nous tendre des pièges auxquels on se fera un malin plaisir d’échapper. Venez argumenter vos choix, vos goûts, vos interprétations. En quelques mots, que je voudrais apocalyptiques (au sens biblique du terme bien sûr) : laissez le flux de la discorde sortir de vos tripes ! Paraît que c’est la rentrée...

 

 

 

10 Messages de forum

  • FFC2 : quiquequoi ? 7 septembre 2009 08:26, par moolz

    Finalement... c’est ça l’évènement de la rentrée littéraire non ? Longue vie au FFC2.

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  • FFC2 : quiquequoi ? 7 septembre 2009 09:24, par lutecewoman

    (Un petit participé passé s’est retrouvé infinitif en fin de ce papier, suarez-vous le retrouver ? ;) ). Bonjour, j’attends de voir et de lire, et je vais être difficile, c’est promis.

    LW. ps : ne sachant pas comment mettre le lien vers mon blog avec ma signature, je place donc le lien dans le corps du texte.

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  • FFC2 : quiquequoi ? 7 septembre 2009 09:28, par Le Correspondancier

    AUGURI ! comme on dit chez nous ! Pour les critiques -sévères forcément sévères- on va attendre un peu... On n’est pas des sauvages quand même (quoique ?) Mais, moi qui ai souvent dit et écrit que malgré toutes vos pieuses tentatives vous étiez un "vrai-faux collectif" ! là, on dirait que je suis servi. Aussi je me mets donc à table ! J’ai soif, j’ai faim, et j’ai l’gourdin...

    Salut & fraternité

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  • FFC2 : quiquequoi ? 7 septembre 2009 10:07, par Gimini

    Whaou ! Trop beau le Fric Frac Club !

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  • FFC2 : quiquequoi ? 7 septembre 2009 15:28, par temporel

    Et la triade colorée noir rouge blanc renvoie aux textes anciens ; et j’écris moyen mais je suis comme la frappadingue de Donald Barthelme parce que -Il y a toujours des occasions pour qui sait ouvrir l’œil , il y a toujours quelque chose à tenter- ; et je souhaite lire et découvrir encore sur ce blog aisé à consulter des auteurs dont les critiques ne parlent jamais mais toujours des mêmes inlassablement par paresses intellectuelles ; et les lecteurs se laisseront porter par une exigence ; et ce qui est sûr c’est que -aucun de mes os ne sera troué pour servir de flûte enchantée-

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  • FFC2 : quiquequoi ? 7 septembre 2009 19:58, par Nox

    On est content, mais on attend de voir... ! Longue vie à ce site à condition qu’il tienne la qualité et la convivialité du précédent.

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  • FFC2 : quiquequoi ? 7 septembre 2009 20:28, par Manu

    C’est beau. Je suis.

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  • FFC2 : quiquequoi ? 7 septembre 2009 21:25, par Guillaume

    Très bonne surprise, jolie interface, et Spip est un très bon choix donc bon. Bon boulot.

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  • FFC2 : quiquequoi ? 8 septembre 2009 15:56, par Harry Belane

    ça sent bon le livre neuf... Bonne route !

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  • FFC2 : quiquequoi ? 9 septembre 2009 15:40, par Christophe GREUET

    Très belle interface, et beau travail pour la reprise des archives (je sais ce que ça peut être...). Bonne route à vous !

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