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Giorgio Vasta - Le temps matériel (Gallimard, 2010 - trad. Vincent Raynaud)
6 septembre, par Antonio Werli
En mars dernier, nous accueillions Benedetta De Lucia pour une note longue, passionnée et passionnante sur un roman paru en Italie il y a deux ans, Il tiempo materiale de Giorgio Vasta. Publié aujourd’hui chez Gallimard, il me semble indispensable d’y revenir, car sa densité et sa richesse, sans parler de sa superbe langue (parfaitement rendue en français par Vincent Raynaud), en font un livre de première importance - qui n’est pas sans rappeler ceux de Giosuè Calaciura. Avoir onze ans nous (...)
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Claro - CosmoZ (Actes Sud - 2010)
30 août, par François Monti
Ceux qui se souviennent que Gravity’s rainbow s’ouvre sur une citation du Magicien d’Oz et que de Barthelme à Coover en passant par Acker, une certaine littérature américaine peut faire valoir un fameux pedigree en matière de perversion de personnages de la fiction populaire ne seront sans doute pas surpris d’apprendre qu’un des hommes ayant le plus fait pour promouvoir en France les postmodernes américains et leurs héritiers reprenne aujourd’hui les personnages inventés par L. Frank Baum pour les (...)
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STEVEN MOORE, THE NOVEL, AN ALTERNATIVE HISTORY, BEGINNINGS TO 1600 (CONTINUUM, 2010)
23 août, par Olivier Lamm
Steven Moore a eu l’idée d’écrire une histoire alternative du roman en 2002, au moment même où il découvrait la première traduction en anglais après 5 siècles de l’Hypnerotomachia Poliphili, monstruosité littéraire de la Renaissance italienne écrite dans une langue partiellement inventée à laquelle il faudrait consacrer un wiki entier* et où, simultanément, le roman de tradition « expérimentale » subissait sur trois fronts une étonnante attaque agglutinée. Rappelez-vous, le méchant bataillon avait pour (...)
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11 juillet, par Le Fric-Frac Club
Le Fric-Frac Club prend ses quartiers d’été et vous donne rendez-vous à la mi-août pour le massacre de la rentrée...
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Pola Oloixarac - Las teorías salvajes (Alpha Decay - 2010)
31 mai, par François Monti
A screaming comes across the sky. It has happened before, but there is nothing to compare it to now. Au sempiternel débat sur la nouveauté en littérature, ne serait-ce pas là la meilleure réponse ? Elle nous pendait sous le nez depuis 37 ans, et comme tant d’autres choses, nous n’avons su la voir : le neuf est précisément l’incomparable présent de ce qui a déjà eu lieu. On annonce assez régulièrement qu’une nouvelle fusée traverse le ciel souvent morose du petit univers littéraire. Contrairement aux (...)
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Daniel Sada - Casi nunca (Anagrama, 2008) & Porque parace mentira la verdad nunca se sabe (Tusquets, 1999) [L’Odyssée barbare (Passage du nord-ouest, 2009 - trad. Claude Fell)]
17 mai, par Antonio Werli
Une prose exceptionnelle, l’une des plus singulières, l’une des plus risquées et l’une des plus chatoyante de la langue espagnole aujourd’hui. Elle est reconnaissable entre toutes par ses mouvements, ses rythmes (même lorsqu’elle n’est pas versifiée, comme c’est le cas pour Casi nunca [Presque jamais]), ses ruptures et reprises, ses staccatos et legatos, ses signes musicaux (la ponctuation est plus qu’une fois sur deux amplifiée ou régénérée dans son emploi traditionnel de marqueur syntaxique, pour (...)
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VLADIMIR NABOKOV, LITTERATURES (ROBERT LAFFONT, COLL. BOUQUINS, 2010 - TRAD. HELENE PASQUIER & MARIE-ODILE FORTIER-MASEK)
10 mai, par Bartleby
« Mon cours, entre autres choses, est une sorte d’enquête policière menée sur le mystère des structures littéraires. » Lieu : Les cours de Nabokov qui viennent d’être publiés en un volume dans la collection Bouquins ont été prononcés à l’Université de Cornell entre 1948 et 1952 (Littérature I : Austen, Dickens, Flaubert, Stevenson, Proust, Kafka, Joyce et Littérature II : Gogol, Tourgueniev, Dostoïevski, Tchekhov, Gorki) et à celle de Harvard entre 1952 et 1958 (Littérature III : Don Quichotte). Grâce au (...)
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PAUL VERHAEGHEN - OMEGA MINEUR (Le Cherche Midi/Lot 49 - 2010 - trad. Claro )
21 avril, par Axel C.
Il y a Goldfarb. Et d’un autre côté, Paul, qui écoute, copie et tape au propre les propos de Jozef De Heer. Goldfarb, dans les années ’40. Etudiant. Cambridge. Jozef et Paul, une cinquantaine d’années plus tard à Potsdam, revenant sur le passé de De Heer, jeune juif en l’Allemagne nazie. Goldfarb, par diverses manipulations et capacités, finit à Los Alamos, dans les locaux secrets sécurisés qui ont vu (car les murs n’ont pas que des oreilles) le développement et les constructions de la bombe atomique. (...)
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William McKeen - Hunter S. Thompson, journaliste & hors-la-loi (Tristram, 2010 - trad. Jean-Paul Mourlon)
7 avril, par Lazare Bruyant
Ah ! Cruelles cinq heures du soir.
Hunter S. Thompson sera mort une bonne centaine de fois avant que l’on ait compris comment il s’y était pris pour nous embobiner à ce point. Il est mort comme Hemingway, son modèle, & pratiquement pour les mêmes raisons. Seul le calibre était plus petit. Hunter Thompson était avant tout un gros con, un trou de balle fini habillé comme un clown psychotique & qui mettait beaucoup trop de glaçons dans ses verres. Un casse-couilles de première. Une voix (...)
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Edgar Hilsenrath - Le Nazi et le Barbier (Attila, 2010 - trad. J. Stickan & S. Zilberfarb) & Fuck America (Attila, 2009 - trad. J. Stickan)
17 mars, par Antonio Werli
Voilà une chose qui est très claire. Lorsque l’on termine Le Nazi et le Barbier, on a la trace rouge feu de la main d’Edgar Hilsenrath sur la tronche, et elle a du mal à refroidir. Je fous pourtant la tête dans un baquet d’eau froide tout les matins, mais rien n’y fait : ça brûle, ça crame, ça démange, ça ronge. Dès que j’y pense, ce livre n’arrête pas de me réveiller. Ca n’arrête pas, comme n’arrête pas ce foutu hiver qui est pourtant bien loin des rigueurs de « la forêt polonaise en janvier », que Max Schulz (...)