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Claro - CosmoZ (Actes Sud - 2010) & Rodrigo Fresán - Le fond du ciel (Seuil, 2010 - trad. Isabelle Gugnon)
3 septembre, par Antonio Werli
Ces brèves notes digressives suivent l’article « L’origine de notre univers » de François Monti sur CosmoZ de Claro (Ed. Actes Sud), dont je conseille la lecture préalable. § Robert Coover
François entame son papier de manière pertinente en parlant de Coover. J’aimerais quant à moi marquer l’évidence d’une très proche parenté entre Claro et un Argentin aussi glouton que lui que nous apprécions particulièrement au FFC, parfaitement nourri, parmi d’autres choses, de culture pop & de littérature (...)
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Radoslav Petkovic - Communication sur la peste (Gaïa, 1992 - trad. Alain Cappon)
1er septembre, par Antonio Werli
Dans son essai « La peste dans la littérature et le mythe » (in La voix méconnue du réel, Livre de poche, 2002), René Girard explore le thème de la peste, qui semble condenser et être traversé par ce qui fait le fondement de ses analyses et critiques : la théorie mimétique. Je ne saurais reprendre ou me servir en détail de cette théorie pour donner une approche de Communication sur la peste de l’écrivain serbe Radoslav Petkovic, mais certains détails donnés par Girard peuvent aider à saisir le (...)
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Osvaldo Lamborghini - Le Fjord suivi de Sebregondi recule (Ed. Désordres - Laurence Viallet, 2005 - trad. Isabelle Gugnon)
27 août, par Antonio Werli
Apollonia and Dominetrix Creating Pain in the Art of the West de Joel-Peter Witkin, 1988. Les visions cauchemardesques d’Osvaldo Lamborghini m’ont immédiatement évoqué l’art freaky, ésotérique et carnassier de l’artiste américain Joel-Peter Witkin. Et Le Fjord est évidemment à rattacher à toute littérature de la transgression, violente et douloureuse, immorale, profanatrice. On pense à Sade, on pense à Lautréamont, on pense à Bataille, on voit la charogne de Baudelaire se ranimer encore et encore et (...)
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Denis Decourchelle - La persistance du froid (Quidam - 2010)
24 juin, par François Monti
Comme les lecteurs fidèles et perspicaces le sauront, je succombe assez fréquemment au catalogue étranger de Quidam, alors que son versant francophone souffle le chaud et le froid (ce n’est que mon opinion, demandez à d’autres). En début d’année, parution de La persistance du froid de Denis Decourchelle, premier roman d’un ethno quinqua qui ne semble pas avoir bouleversé la critique parisienne (si ce n’est un de nos camarades, infiltré clandestinement dans la presse monopolistique). Il y a là une (...)
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Jacques Finné - Des mystifications littéraires (José Corti, coll. Les Essais, 2010) et Pierre Bayard - Comment parler des livres que l’on n’a pas lus (Minuit, coll. Paradoxe, 2007)
14 juin, par Antonio Werli
Il y a une poignée d’années, Pierre Bayard nous a servi un livre qui a fait son petit effet, mais comme tout livre qui fait son effet, une fois celui-ci dissipé, on oublie à quel point sa mission initiale était importante, et il ne fait plus que hanter vaguement notre souvenir, comme une curiosité qui amusa la galerie, qui s’en moqua, et de lui-même aussi - bien qu’on a eu à l’époque de sa sortie, la conscience qu’il ne s’agissait pas simplement d’une farce à l’encontre des lecteurs professionnels, ou (...)
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MAURICE FOURRE, LA MARRAINE DU SEL (L’ARBRE VENGEUR, 2010)
28 mai, par Pierre Pigot
Tous ceux qui s’intéressent au surréalisme, et à ses innombrables petites ramifications internationales toujours riches en surprises, vous le diront comme moi : si l’adage veut que pour certains auteurs il faut se lever tôt pour trouver leurs livres, alors sachez qu’il faudra vous lever très très tôt si vous désirez, comme ça sur un coup de tête, mettre la main sur les quelques romans de Maurice Fourré, tardif bourgeon du surréalisme (il était plus que septuagénaire à la publication de son premier (...)
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PACÔME THIELLEMENT - LA MAIN GAUCHE DE DAVID LYNCH (P.U.F., COLL. TRAVAUX PRATIQUES, 2010)
25 mai, par Pierre Pigot
Je n’ai même pas besoin de fermer les yeux pour revoir cette scène, tant elle s’est magnétiquement ancrée dans mon imaginaire par sa force visuelle et sa signification poignante : l’agent Dale Cooper pénétrant dans le cercle des douze sycomores, puis écartant les fameux rideaux rouges, alors que la Red Room de son rêve inaugural est devenue la Black Lodge de son martyre – et la voix de Little Jimmy Scott s’élève, en ce qu’on devine un chant funèbre même lorsqu’on l’entend pour la première fois, et (...)
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Steve Erickson - Zeroville (Europa editions 2007 - Actes Sud 2010 - Traduction : Clément Baude)
20 mai, par François Monti
Cet article, initialement publié en 2008, est remis en avant à l’occasion de sa publication française chez Actes Sud. Si vous cherchez sur le web francophone quelque chose sur Steve Erickson, vous tomberez sur des liens amazon, priceminister, lelibraire et vous y apprendrez qu’il est né en 1940 – il est né en 1950. Avec un peu de persévérance, vous atterrirez sur des blogs inconnus aux noms bizarres (Player pianoblog, Creamy & Delicious) pas toujours mis à jour avec fréquence (hein, (...)
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VLADIMIR SOROKINE, LE LARD BLEU (EDITIONS DE L’OLIVIER, 2007 - TRAD. BERNARD KREISE)
13 mai, par Pierre Pigot
Repensant ces derniers jours à cette si étrange histoire de graisse azuréenne venue de Russie, je me suis souvenu avoir lu, je ne sais plus dans quelle revue, que l’homme éprouvait normalement, pour diverses raisons psychologiques, une répugnance naturelle à ingérer des aliments arborant la couleur bleue. Sans doute la vague prescience de son futur état de moisissure en lent pourrissement… Et donc, je me suis dit que, dans Le lard bleu de Vladimir Sorokine, roman prenant le plus grand plaisir à (...)
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Bref propos sur les trois romans de Ricardo Piglia, dont Argent brûlé (Zulma, 2010 - trad. François-Michel Durazzo)
30 avril, par Antonio Werli
Ricardo Piglia (né en 1940) est un écrivain et critique argentin à l’oeuvre fascinante. En trois romans, il se hisse au sommet de ses contemporains de langue espagnole, ayant une influence énorme en Argentine, importante aussi chez les écrivains d’autres pays hispanophones qui lui témoignent un indubitable respect. Laissons de côté les appréciations que l’on peut trouver à son encontre et qui ne nous disent pas grand chose sur l’oeuvre (écrivain trop cérébral, trop technique, écrivain de (...)